Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Comparatif Acupuncture – Acupression

Acupuncture avec et sans aiguilles
Comparatif Acupuncture Acupression

Cet article nous présente un comparatif des principales différences entre l’acupuncture et l’acupression (acupressure ou acupuncture sans aiguilles), tant en termes de pratique que d’efficacité.

En occident, on décrit souvent l’acupression comme une « acupuncture sans aiguilles ».
Il est plus rare de parler de l’acupuncture comme d’une « acupression avec aiguilles » !

En fait, l’efficacité de l’acupression n’a rien à envier à celle de l’acupuncture. En Chine, certains praticiens en acupression sont même réputés pour traiter des troubles que l’acupuncture ou la pharmacopée n’ont pu résoudre.

La différence entre les deux pratiques se situe plutôt sur ces quelques points :

1 – Durant sa séance, le praticien en acupression continue à affiner son bilan énergétique à travers ses sensations manuelles, ce qui est bien plus difficile à faire à travers une aiguille (plus difficile ne veut pas dire impossible !).
Le Dr Vego, qui a présidé un temps le Diplôme Universitaire en Médecine Traditionnelle Chinoise de la faculté de Nice, affirmait, sur la base de cette évidence, que la méthode manuelle était supérieure à l’acupuncture. Pour notre part, nous n’allons pas jusque là, convaincus que l’important est que la méthode corresponde bien au praticien.

2 – Il y a une grande différence de « rentabilité » entre l’acupression et l’acupuncture : Tandis qu’un bon praticien en acupression peut recevoir un maximum de 7 à 8 personnes par jour, il n’est pas rare de voir des acupuncteurs chinois recevoir jusqu’à 150 patients par jour ! Une fois les aiguilles plantées, elles agissent toutes seules, permettant de réduire d’autant la durée de la séance, et de recevoir plusieurs patients en même temps.
Cependant, cette façon de travailler est plus rentable pour le médecin que pour le patient : les médecins chinois qui travaillent de cette façon demandent en général au patient de faire une séance par jour jusqu’à ce que le trouble soit amélioré ou guéri. A l’inverse, en dehors des déséquilibres graves, la fréquence des séances en acupression est généralement hebdomadaire ou bimensuelle.

3 – En occident, certaines formations en acupression se contentent d’enseigner quelques points, avec leurs applications symptomatiques, sans aborder le bilan énergétique qui devrait sous-tendre la séance. Dans ce cas, évidemment, l’acupression semblera bien pauvre face à l’acupuncture ! Mais nous espérons que cette façon d’aborder l’acupression reste une regrettable exception…

Il y aurait encore beaucoup de points à soulever pour conclure ce comparatif, comme pour l’acupuncture la question de l’asepsie, le risque de pneumothorax, ou encore la regrettable « exception culturelle française »,  qui interdit la pratique de l’acupuncture aux personnes non titulaires du diplôme de médecine occidentale.
Ou bien, pour l’acupression, le manque de documentation en langue française (la majorité des études sérieuses traduites portant sur les applications en acupuncture), et la composante du toucher, paramètre aussi fondamental que subtil et difficile à appréhender avec objectivité. 

Mais pour nous, le point fondamental reste que le praticien soit en accord avec sa méthode thérapeutique. 
Il existe des virtuoses de l’acupuncture comme il y a des génies de l’acupression, et il serait inutile de vouloir comparer les deux.
A chacun de trouver sa voie dans ce domaine.

Photo by Katherine Hanlon on Unsplash

D’autres Articles d’intérêt…